Dans le jardin de Danielle

Dans le jardin de Danielle

 

 

 

 

Pour ma première fois dans le cadre des vases communicants, ce vendredi premier août, j'accueille Danielle Masson. Elle m'a invitée chaleureusement à ce partage et je l'en remercie L'idée nous est venue très vite d'emboîter l'écriture de l'une à quelques mots offerts par l'autre.

Le site de mon hôte est en lien ci-dessous.

 

Je laisse la parole à mon invitée.

 

 

 

 

 

 

***

 

 

 

 

 

 

Ce mois-ci, partage de vases avec Martine Cros qui m’a fait découvrir Alejandra Pizarnik sur son mur FB, le 6 mai 2014,

 

 

" dans l'hivers fabuleux

la complainte des ailes dans la pluie

dans la mémoire de l'eau des doigts de brumes "

 

 

Martine a bien voulu me confier ses propres mots :

 

 

" Le tamaris rose était blanc de nuit

Rose le jour, à la lumière orange du réverbère

il répondait blanc cendré blanc fluorescent

L'orangé semblait dans le rose révéler le blanc

Blanc au rose inhérent

Certains moments de perdition laissent voir les choses autrement

Et la perdition devient merveilleuse. "

 

 

Et ma plume au service de Goran Le Mut s’est emballée.

 

Dans ma bibliothèque numérique de citations, j’ai retrouvé cette phrase d’Alejandra Pizarnik que beaucoup citent comme sa définition :

 

« Toute la nuit je fais la nuit. Toute la nuit j’écris. Mot à mot j’écris la nuit. »

 

Mes nuits blanches, noires, rarement colorées me hantent. Elles sont trop pleines de ton absence. Je te cherche en vain.

 

Chercher, toujours chercher : cela devrait être ma devise.

 

Alors, j’ai voulu en savoir plus sur Alejandra Pizarnik.

 

Je me suis plongé dans ses poèmes, ses mots de douleur, de peur. J’ai lu, lu. J’ai été chamboulée. Ses mots m’obsèdent.

 

Il me faut avancer.

 

De la fenêtre de mon bureau, quand je lève le nez, devant mes yeux toujours aussi éblouis par sa majesté, un énorme tamaris rose.

 

Dix ans que je l’ai planté quand tous les deux nous sommes arrivés ici, au terme d’une de nos errances. Ma dernière à ce jour, je n’arrive pas à quitter ce morceau de terre au bout du chemin.

 

 

***

 

 

Il faisait à peine ces vingt centimètres de haut. Maintenant, je pourrais presque, en me courbant un peu, m’asseoir dessous. Et pourtant tous les ans, je le rabats.

 

Drôle d’expression, pour lui donner plus de forces pour le printemps à venir.

 

Au fil des jours, ses fleurs roses ont disparu, remplacées par de tendres pousses vertes.

Elles poussent, poussent.

Elles me parlent de toi.

 

Où es-tu encore cachée ?

Pourquoi me laisses-tu sans nouvelles de toi ?

Tu le sais pourtant que j’ai mal.

 

Si longtemps qu’un sourire s’est posé aux coins de mes lèvres…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Danielle Masson © 1er août 2014 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous également, la liste des participants aux vases communicants, ainsi que le site de Brigitte Célérier qui gère le planning de cette "épopée" pour le premier vendredi de chaque mois. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Les vases communicants

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