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PT-AM730_RILKE_G_20091009192723.jpg Helmuth Westhoff, Rilke, 1902

 

 

 

 

 

 

 

 

"Il n'est qu'un seul moyen.Cherchez en vous-même.

Explorez la raison qui vous commande d'écrire;

examinez si elle plonge ses racines

au plus profond de votre coeur,

faîtes-vous cet aveu: devriez-vous

mourir s'il vous était interdit d'écrire.

Ceci surtout: demandez-vous à l'heure

la plus silencieuse de votre nuit:

me faut-il écrire? Creusez en vous-même

à la recherche d'une réponse profonde.

Et si celle-ci devait être affirmative,

s'il vous est donné d'aller à la

rencontre de cette grave question

avec un fort et simple "je dois",

alors bâtissez votre vie selon

cette nécessité; votre vie,

jusqu'en son heure la plus indifférente

et la plus infime doit être le signe

et le témoignage de cette impulsion.

Puis vous vous approcherez de la nature.

Puis vous essayerez, comme un premier homme,

de dire ce que vous voyez et vivez, aimez et perdez.

N'écrivez pas de poèmes d'amour."

  

  

 

 

 

 

 

R.M.Rilke, extrait (première lettre ) de "Lettres à un jeune poète",

Seuil (l'école des lettres),1992.

 

 

 

 

 

 

   

prague1_005_2.jpg

                  Prague 

 

 

 

   

 

C'est presque l'invisible qui luit

 


 

C'est presque l'invisible qui luit
au-dessus de la pente ailée ;
il reste un peu d'une claire nuit
à ce jour en argent mêlée.

Vois, la lumière ne pèse point
sur ces obéissants contours
et, là-bas, ces hameaux, d'être loin,
quelqu'un les console toujours.

 

 

 


(Rainer Maria Rilke

Les quatrains valaisans)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme un écho...

 

 

 

 

 

 Après la pluie

 

 

 

 

 

 

Si j’avais un rêve, ce serait

de te rencontrer,

abandonnée sur une place

et que tu me lises

 

 

 

 

 

Si je te donnais un seul rendez-vous, 

au bord d’un lac,

à la rive d’un songe,

viendrais-tu avec moi pour unir

sur la page les silences et les sèves 

 

 

 

 

 

*

 

 

 

 

 

Si je n’avais pas de réponse

de ta part

Après la pluie,

La lumière serait l'automne de l'ennui

 

 

 

 

 

A la balustrade penchée

 je regardais: irisées

une rouge une orangée

en suspension les gouttes glisser

sur le pavé dissolvant

 

 

 

 

 

 

 

Source où cascadent nos peines

 

 

 

 

 

 

Après la pluie, je reprends mon carnet

 

 

 

 

 

 

 

 

Finement écrits, ces trois mots :

j’y serai.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte en écho: M.C.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #comme un écho

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