Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ghislaine Amon - Raphaële George, 1975/1976

Ghislaine Amon - Raphaële George, 1975/1976

 

 

Double intérieur

 

précédé de

L'absence réelle

 

Raphaële George & Jean-Louis Giovannoni

Les éditions Lettres Vives, collection Terre de Poésie, mars 2014

 

 

 

 

(Extraits) 

 

 

 

"Qui se penche sur les pages de vos livres, ne perdra pas son visage à l'instant même, mais dans la nuit où il voudra vous oublier; car l'absence se tient sans cesse au fond de nous, et nos corps lui donnent toute sa permanence. On ne sort pas de l'absence: elle vous tient trop lieu de corps."

P.32

 

 

 

 

"Cette disponibilité à être au bord du silence et à me sentir comme potentiellement suspendue dans l'étoffe même de l'absence me faisait accéder à un corps plus réel que ne l'était mon corps d'apparition. J'étais ce corps, plus vrai que le mien, quand je renonçais à toute connaissance."

P.41

 

 

 

"Entre les yeux et le regard s'inscrit un fossé d'une nuit sans fond; ainsi ma blessure me fît naître à mon regard et les mots découvrirent sous mes yeux la maladie du silence.

Il me paraît impossible d'apprendre à voir. Voir, c'est se révéler dans les choses; et qui n'est pas à soi-même qui n'a pas tué sa première figure, ne peut voir."

P.49

 

 

 

"Je tente un dernier souffle d'intelligence que je veux puiser en mon travail et ne plus croire qu'à un seul acte de clarté authentique : Ma Création. C'est de là que peut émerger à nouveau ma plus grande sérénité. Je ne sais quel en sera le prix ni si tu pourras y figurer?

Ce que je voudrais possible frise la petitesse et m'éclate comme ce que j'appelle les petites peurs de cette terre qui nous rendent sans cesse à la bassesse. Or je hais toute bassesse. Et si tu veux une place dans ma vie sache faire le geste qu'il faut pour qu'il me fasse mesurer où est ton amour. Sans cela, je me refermerai en ma coquille et nous créerons en nous l'exigence d'un tel non-lieu."

P. 113

 

 

 

"L'intériorité n'est que fantomatique; présence des miroirs comme seule traversée possible qui mène au lieu

indiscernable de la vraie scène..."

P.120

 

 

Tag(s) : #Extraits - Ressentis de lectures, #Raphaële George, #Jean-Louis Giovannoni

Partager cet article

Repost 0