Le 09/09/2012

...polissage

 

 

Pierre Paul Prud'hon. Vénus au bain. Esquisse. 1810-15. Lo

 

 

la beauté

 

/

 

la nudité résonne

en un linéament de fêlures

 

/

 

expressivité de qui ne peut plus résister en soi implosé

 

/

 

jusqu’en recul  ____  une clairière fraîche

que chacun respire à l’intime

selon le souffle de l’   anima

 

/

 

la beauté

 

/

 

qui peut émouvoir le manteau de la chair

 

/

 

subjuguée devant l’agenouillé d’un amour

la beauté   dans désir    vient chuter ____  et ne jamais tomber

/

 

 

sidérée devant le mutisme de pierre

non friable

o pacité remarquable   d’être inachevés

à tel point   

 

de ne pourvoir qu’un millième de ce don devant le nuancier des quêtes

 

soûle

soûle de soumettre à condition

 

avant le si

le la du diapason

 

/

 

l’abysse emboîte les deux versants versatiles

la beauté   précipice    création

demande   si humblement

mais à voix haute

comme un enfant qui chante

 

l’amour

 

sans quémander

jusqu’au jouir de pulsatiles soudains

dans l’invisible s’avouant

 

/

 

des aveux ?  ____  semis d’aveux  ____

quelque part

quelque créature

sait

quand l’invisible sera si beau ____ le cœur sera pulvérisé

la veine sera radieuse

 

/

 

poussière de beauté

 

/

 

de jaspe poli

 

/

 

poussière atomique de beauté / nous savons nous aussi poètes

 / copistes / qui gravons milliers de mots pour rien / sans saisir de sacré

 / des milliers    pour unseul lisible /

dans la permanence d’un éblouissement / nous

 

/

 

savons aussi regarder l’envol de quelques notes en suspension

  ____  dans le rai de luminosité     notre sang en reflet  ____ 

 

/

 

et la saluer

 

hydrophiles

 

/

 

comme des apôtres ____

 

 

 

 

 

Pierre Paul Prudhon, Vénus au bain, esquisse 1810/1815  Louvre

Tag(s) : #Fragments & Carnets

Partager cet article

Repost 0