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Instantané d'hier décomposé

recomposé

ce 04 mars

 

 

 

 

 

P1000346-2-copie-2

 

 

 

 

 

 

douceur               viens 

je ne veux plus 

combattre

les mots passibles de réclusion

les pas perdus d'indignation

n'en jetons plus

: les vaisseaux de sang comptent dans leurs cales les morts

morts pour rien

dans la révérence de personne

fée  Toi   parle-moi d'un son grave qui  vibrant détache

la plèvre de mélancolie de l'amour qui m'inspire

je désir ardent de ne pas chanceler

devant les futurs proches

                éprise

          j'y puise


t'enlaçant d'amante

un plus que présent parfait

( frères)  femmes    dîtes moi que

nous sommes de feu liées dans l'intériorité de nos chairs 

--bien supérieure

susurre gravement la fée

--aux échafauds d'argent de plomb cliniques

susurre la fée

sur mes ailes volées à la sphère fusible 

de mon corps chimérique

je n'ai pas oublié mon Ange

comme

ma chute fut précieuse

à tes pieds

comme

j'embrassais l'aube d'un jour hors

de l'humanité un jour ciel de ciels

s'éveillant Rosebrume me dit

-- susurre quelque chose qui est vaste

et plus rayonnant

que la puissance

que l'humilité

à son oreille

à ses pieds

le sais-tu

-- j'écoute depuis si longtemps

ta féminine ardeur farouche 

en savourerais-je

le pain frais de son corps

le vin doux de ses yeux

l'abricot bijou de sa création

douceur

viens : ne rien rompre de l'aurore

qu'aucun crépuscule sanguinaire

ne vienne la

poignarder

mon attente frugale est temps de renaissance


    de  feu

                      liées

les ailes du Phénix qui me dévore

se défont à ta  fluorescence

blanche

                  

                      d'or

                                    tu

                        es

      éblouissement

 

 

 

 

 

Les-villes 7907 acht 

 

 

Texte, Martine Cros

photographie, Hannes Caspar


 


 


Tag(s) : #Fragments & Carnets

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