20110525 Photos Alain 016

 

 

 

 

 

 

 

A pas de deux

 

 

Poésie à deux voix avec Alain Gojosso,

 

ami poète

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sous la nuit sous quelques cygnes

de lacs intimes rivés

aux pensées hélicoïdales





à l’envers du corps nuage

dans le subtil éther dévêtu

valse le val de mes tentations







tant de pas

vers soi

entre nous








Glisse fantôme par nuée tactile

Semelle au sang d’aile

L’onde à l’onde de l’orbe se perdant

Ronde l’étreinte des mains

Sur corps entrelacés de l’emportée

Qu’en vagues balancent la rime

Temps à pas

Vers toi

S’antre noue



 

 

 

cercles de fonds évanescents

 

hors des vies lasses jour/nuit

 

tiendrons nous Prince de sang

 

royaux dans le vertige

 

 

 

blanc

 

 

 

 

 

de cette ville des cadences

de cet ouvert jardin ternaire

ici se moire sur les lacs

l’expression des oiseaux d’hiver












ce qui à peine éclôt me peine

 

ne plus se battre contre les mots

 

ne plus se battre contre les pas

 

contre les guerres je vous avoue

 

noire de moi

 

 

me blottis contre Vous



 

 

 

 

De cet urbain des effrénés

Qu’en belvédère vers ouverts

Ici d’ivoire sous les cieux

L’émotion où se dentelle l’été

 

 

 

 

Ce qui veine écho me veine

 

D’ébats    par les mots

 

D’ébats     par le cœur

Parlé guère je vous avoue

Diapre pour Foi

 

 

M’alanguir de vous

 

 

 

 

 

Bucolique buccal atout roseau

D’yeux des menthes animal

En dents de langue le baiser

Clamant d’aimant l’indolence








Importe 

 

Songe allant alors par delà

 

Toutes violences

 

Qu'horizon à nef se voile de nu

 

Cap en tropiques

 

 

Du vespéral

 

 

 

Ca signature

 

 

D’azur ce moi de vous…








 

ma voix se fond en comble

au chant du vent des rondes

ricochée de roseaux d’étangs





attache moi temps capiteux

à nos brèches fécondes

ruine ce peu que je possède





des voyelles sans sons

des cris que tu enceins

par tacite reconduction







intime vertige

des entrelacs

de nous




 

 

côté jardin

    la matinée lève

ses patines de brume

    sur la peau pierre

des siècles









se lisse l’élan silencieux des Phantasies



des secrets de Schönbrunn jusqu’à l’orangerie



ta houle grise mon ennui



la nuit dense m’enlace

 

 

, je me femme



 

 

 

 

 



Gemme âme femme



A l’humain des pas qui dansent

 

Vienne nuptiale à jour

 

Au parquet de l’hirondelle qui carroussel

 

Sève à nuit chandelle en flambée



 

 

 

Tu du nous

Vacille l’ambre

Azur à l’uni

 

L’écrit à peau sensible

Que membrane vibre

Consonance complice

 

Fuse l’âge au temps d’un fini

Qu’en volupté d’un instant

Rayonnant de crin l’alentour

 

 

A pas de deux seuls s’indicible

Par autre du Je à composer

Que s’extatique mouvant d’air...










 

 

 

 

 

 

 

 

Texte, Alain Gojosso & Martine Cros

Avril-Mai 2013

Photographie, Alain Gojosso

 

 

Merci, cher Alain !

 

 

 

 

Tag(s) : #comme un écho

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