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Début de la transcription de tous les poèmes titrés


 

L'été


 

de Friedrich Hölderlin


 


 

Cette première vague de transcription comprend les poèmes L'été du recueil :


 

DERNIERS POÈMES


 

Éditions points / poésie

--- William Blake and Co. Édit., 2011 ---

Traduit de l’allemand et présenté par Jean-Pierre Burgart

Édition bilingue


 


 


 

"Ce recueil rassemble les derniers poèmes écrits par Hölderlin. La langue, aussi bien que les thèmes ? les saisons, le temps qui passe ? procurent pourtant une forte impression de limpidité, de simplicité. Ce sont les accents, les intonations, le timbre et le phrasé même d’une voix qui portent les traits singuliers d’un lyrisme extrême.

 

Friedrich Hölderlin est né en Allemagne en 1770. D'un caractère sensible, tourmenté et mystique, il s'oriente très tôt vers la poésie. Il passe la seconde moitié de sa vie reclus dans « la tour de Tübingen », où il écrit ses Derniers poèmes. Il meurt en 1843."

 

 

*

 

 

 

 

Suivra dans un second temps la transcription des poèmes L'été in OEUVRES, Bibliothèque de la Pléiade, n° 191, fév. 1967, trad. de l'allemand par Michel Deguy, André Du Bouchet, François Fédier, Philippe Jaccottet, Denise Naville, Gustave Roud, Robert Rovini et Jean Tardieu. Édition publiée sous la direction de Philippe Jaccottet.

 

 


 

 

 

 

En écho au Scardanelli

de Friederike Mayröcker,


 

 

L'été


 

de Friedrich Hölderlin


 


 


 

 


 

Der Sommer


 


 

Das Erntefeld erscheint, auf Höhen schimmert

Der hellen Wolke Pracht, indes am weiten Himmel

In stiller Nacht die Zahl der Sterne flimmert,

Gross ist und weit von Wolken das Gewimmel.


 

Die Pfade gehn entfernter hin, der Menschen Leben,

Es zeiget sich auf Meeren unverborgen,

Der Sonne Tag ist zu der Menschen Streben

Ein hohes Bild, und golden glänzt der Morgen.


 

Mit neuen Farben ist geschmückt der Gärten Breite,

Der Mensch verwundert sich, dass sein Bemühn gelinget,

Was er mit Tugend schafft, und was er hoch voll-

bringet,

Es steht mit der Vergangenheit in prächtigem Geleite.


 


 


 


 

P. 60


 


 


 


 

L'été


 


 


 

Le champ de la moisson apparaît, sur des hauteurs luit

La splendeur des clairs nuages, tandis qu'au large ciel

Dans la nuit silencieuse le nombre des étoiles scintille,

Grande, et large, est la multitude des nuages.


 

Les sentiers s'en vont au-delà, la vie des hommes

Se montre sur les mers à découvert,

Le jour du soleil est pour l'effort des hommes

Une haute image, et doré brille le matin.


 

De nouvelles couleurs se pare l'espace du jardin,

L'homme s'émerveille que sa peine réussisse,

Ce qu'il crée dans la vertu et ce qu'il accomplit

hautement

Se dresse avec le passé en une splendide escorte.


 


 


 

P. 61


 


 

Martine cros, "Hölderlin, Été I ", aquarelle et crayons aquarelle sur collages & photocopie, d'après le portrait de Franz Carl Hiemer, 1792

Martine cros, "Hölderlin, Été I ", aquarelle et crayons aquarelle sur collages & photocopie, d'après le portrait de Franz Carl Hiemer, 1792

Tag(s) : #Extraits - Ressentis de lectures, #Hölderlin, #Poésie de langue allemande

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