Le poète

Le poète

 

 

 

Les Impardonnables

 

Bibliothèque

 

 

 

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Printemps 2017

 

La Belle Saison

Léon Paul Fargue & Valery Larbaud ;

H.J.-M. Levet ; Francis Jammes ; Paul-Jean Toulet

 

 

 

 

Le recueil

Le recueil

 

 

 

 

 

Tel qui soûla de sang ses rêves et son fer,

Aujourd'hui pardonné, son opprobre s'efface.

C'est ainsi que sur nous Dieu fait tonner Sa grâce.

Ne force pas qui veut les portes de l'enfer.

 

 

 

 

 

 

Vénus hait le soleil. Sous le couvert éclose,

Jadis à son coeur noir m'enivrait une rose.

 

 

 

P. 11

 

 

 

 

 

 

 

Quand les os sont pareils à des roseaux légers ;

L'heure, comme une flûte au bord de la prairie : 

Pavots de pourpre, ô vous dont l'ombre s'est fleurie,

Défendez-nous du jour et des pieds étrangers.

 

 

 

 

 

Brouillard de l'opium tout trempé d'indolence,

Robe d'or suspendue aux jardins du silence.

 

 

 

P. 15

 

 

 

 

 

 

 

Dolhia, au poète Fô.

 

Ces arondes de jade, et l'or qui les emmanche

Dans mes cheveux --- qu'un soir ton amour délia,

Je te les donne en souvenir. Quand il y a

Du brouillard, il les faut polir avec ta manche.

 

 

 

 

 

 

En l'an 1910 de phrases --- et du Christ,

Nous nous sommes, ma chère enfant, beaucoup écrit.

 

 

P. 30

 

 

Coples - Paul-Jean Toulet

 

 

 

Dans l'océan des nuits où l'oeil plonge et s'enchante

Diane vient laver la poudre des combats.

Et vous, plus nue encore, ô belle, parlez bas :

Il n'est voix de la nuit qu'au rossignol qui chante.

 

 

 

 

 

Ô Diane, ô nuit pure où chante un rossignol,

Ô belle, nue et blanche, en ce lit espagnol.

 

 

P.56

 

 

 

 

Paul-Jean Toulet, in "Coples", volume 4 de "La Belle Saison"--- cette collection de printemps 2017 ---, le "I" de : "LES IMPARDONNABLES".

 

Tag(s) : #Extraits - Ressentis de lectures, #Paul-Jean Toulet, #Les Impardonnables

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