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Pascal Boulanger au Marché de la Poésie 2016

Pascal Boulanger au Marché de la Poésie 2016

 

 

 

 

Petit matin

 

 

 

A travers les volets le monde est parfait

le souffle dehors

qui constelle une pluie d'écume

oublie les tâches sur le mur

& les pages du livre que l'on sait en désordre

 

 

Sur les ruines du jour tremblant

on se cache en rêvant d'échapper

au monde tel qu'il est

 

 

Pourquoi réveiller l'univers

il est trop tard pour porter secours

aux refrains des nourrices.

 

 

 

P.58

 

 

 

 

 

 

Les douze pierres

 

 

 

Ils jouent la tunique aux dés

près de la Croix que chevauchent les oiseaux du ciel

mais l'habitant des tentes sommeille avec candeur

sur les douze pierres éparses

 

& les anges qui montent & qui descendent

sur la terre noyée & sans contour

bruissent dans son oreille.

 

 

P.63

 

 

 

 

 

 

L'égaré

 

 

Sous le temple

couronné de marbre blanc

dans les relents d'abattoir

& l'odeur âcre des immondices

l'égaré s'abîme en prières

oubliant toutes les cartes routières.

 

 

P.98

 

 

 

 

 

Pascal Boulanger

 

Mourir ne me suffit pas

 

Préface de Jean-Pierre Lemaire

Editions de Corlevour / Revue Nunc

2016

 

 

"Vertigineuse abréviation", peut-on lire dans l’un des poèmes du présent recueil ("L’inachevé"). C’est l’impression que laisse un livre qui compte pourtant près d’une centaine de poèmes, comme si une existence entière, et même le temps depuis les origines, y défilaient en accéléré. Chaque poème est stable, bien situé sur la page, mais les visions se succèdent au rythme d’une par vers, ou presque, et la lecture nous entraîne dans un voyage vertical où tout un pays, toute une époque sont parcourus avec des bottes de sept lieues.

(extrait de la préface de Jean-Pierre Lemaire)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Extraits - Ressentis de lectures, #Pascal Boulanger

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