Fragments - 47 - Le vent

 

 

 

 

 

 

 

Nous gisons là gisantes

Crinière et grande brèche au vent

Effeuillées par ces mots

Qui mordent,

Engloutissent les rêves

Comme lave, volcan.

Jamais nées jamais mortes

Entre les deux

En conception

Enfantées par l'amour et par sa destruction

Nous avons soif de lait

Qu'aucune volupté de seins

Ne saura plus donner

A nos mains, 

A nos mains.

Alors la bouche bée nous crevons

Et appelons comme effeuillées

Le reste de tout le vent

Afin qu'il nous achève.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 février 16, M.C.

 

 

Tag(s) : #Fragments & Carnets

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