Fragment 48 - Ogives

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 


 

Statues brisées de nos êtres profonds

Colonnes, vertébrales, ogives, archétypales,

Marchent en moi et ô comme je tangue pleinement !

Je me dis : de l'amour ou non

Tient à si peu de choses.

Une seconde à peine, sonate fragile

Et sommet blanc, capitons

Sur les deux versants, deux,

De nos ombres paradoxales.

En substances d'eau, de vent,

En stances de silence parlant,

Deux mots : oui - non

Deux gestes foudroyants.

Faut-il garder la flamme

Qui ne brûle que la peau?

Je me dis : de l'amour est-ce

L'irrésistible

Ce oui total qui fonde dans le jamais dire

L'or du consumer.

Est-ce le réfléchi du miroir qui nous offre

En pâture

Dans les pesées de grammes, symétries.

Est-ce

La beauté des foudres qui

Est la statue de mes

Êtres emprisonnés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Fragments & Carnets

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