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'Attentes' - Marie-Christine Grimard - Vases communicants de février 2016

 

 

 

 

 

 

 

A l’heure où la lumière devient étincelle,

Je dévalerai la colline aux tourterelles

Jusqu’à l’océan pour t’attendre dans le vent

Juste vêtue du crépuscule flamboyant,

 

 

 

Imaginant la nuit brûlante sous nos doigts,

Où rien ne compte plus que la douceur des gestes

A l’instant où la nuit habille les émois

De regards effarés par le temps qui nous reste.

 

 

 

Et je m’éveillerai, égarée, mal à l’aise

Ne sentant sous mes doigts que le froid de la grève

Ne sachant si un jour tu as pu exister.

 

 

 

Je suivrai l’ombre de tes pas sur le sentier.

Et la mer déchainée, en mordant la falaise,

Engloutira l’espoir dans les brumes du rêve.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poème, et photographie, Marie-Christine Grimard

 

 

 

"Où rien ne compte plus que la douceur des gestes" - S. Botticelli, Le printemps, 1481-1482, Galerie Uffizi, Florence.

"Où rien ne compte plus que la douceur des gestes" - S. Botticelli, Le printemps, 1481-1482, Galerie Uffizi, Florence.

 

 

 

 

 

 

 


 

 Je remercie du fond du coeur Marie-Christine, qui est l'auteure du blog Promenades en Ailleurs, d'avoir accepté mon invitation, d'avoir partagé ce moment de poésie avec moi. Elle qui s'exprime plus volontiers au travers de la prose ou des haïkus m'a touchée par sa proposition d'un sonnet en résonnance avec mon texte, publié en ce vendredi sur son blog.


 

Tiers livre et Scriptopolis sont à l’initiative de ce projet de vases communicants : le premier vendredi de chaque mois, un artiste est publié sur le blog d’un autre artiste, à charge de chacun de préparer les échanges & les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement, et apprendre à se connaître mieux.

 

 

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Les rayons du soleil descendant au milieu de l’autel vide et désolé, le son des
lourdes gouttes d’eau sur les dalles, l’obscurité humide du lieu, le chant de
l'oiseau par la brèche de la voûte, plus perçant que s'il eût éclaté dans l'oreille
même, et comme le battement régulier de l’horloge de fer emplissaient son âme
de visions glorieuses et mélancoliques, l’épuisaient d’une attente impérieuse qui
le consumait tout entier […].

Au château d'Argol, Julien Gracq

Tag(s) : #Les vases communicants, #M.C. Grimard

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