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31 décembre

 

 

 

 

 

Voilà donc cette année 2015 qui s'achève. Elle aura été importante pour moi -- je ne parlerai pas des attentats, c'est tout autre chose. Je leur ai dédié un long poème, paru en décembre dans le cadre d'un vase communicant avec ce cher Aunryz, ni de la cohorte d'inepties politiques qui s'en suivirent, ce qui ne me surprend plus -- . Je parle d'une signification particulière sur le plan de la poésie, avec la parution de mon tout premier recueil de poèmes. C'est un évènement qu'on ne saurait oublier. J'en profite pour remercier à nouveau chaleureusement tout d'abord ce cher Jean-Claude Goiri, car il m'a amenée vers cette publication par des chemins de traverse dont il a le secret, puis ensuite, ce cher Jan Doets, qui est, je dois le redire, un éditeur tout à fait raffiné. Ils m'auront tous deux accompagnée dans cette aventure, à laquelle j'ai pris goût, me semble-t-il.

Sabine Huynh vient de rédiger une agréable note sur Autoportrait à l'Aimée -- je la salue chaleureusement au passage --, note que l'on peut consulter sur la revue de poésie online Terre à ciel, livrée sur la toile pas plus tard qu'hier. Au passage, n'oubliez pas de lire toutes les richesses poétiques assemblées par l'équipe de cette revue, dont l'anthologie Saxifrage, une ode aux tentatives d'arrimage de l'amour aux socles les plus récalcitrants... agrémentée de très belles aquarelles.

 

31 décembre

 

 

 

 

 

Je veux aussi en profiter pour saluer mes amis les plus proches sur les réseaux du web et du coeur, Facebook en particulier -- Twitter m'est un peu nouveau et hermétique, mais cela viendra --

J'ai découvert cette année la famille des Cosaques. Oui, c'est une sorte de famille, de communauté en poésie, en  littérature, aux valeurs de partage et d'amitié généreuses, comme je les aime. Je salue en passant donc ma nouvelle family avec beaucoup de tendresse : Jan bien sûr, Jean-Claude, Brigitte, Aunryz, Marie-Christine, Christine (s), Anna, Joë, Claude, Zakane, Lucien, Jean-Baptiste, Lan-Lan, Françoise, Ly-Thanh, Anh, Serge-Marcel.

Je salue avec tendresse également ma première family que j'appellerai, disons, Pas d'ici pas d'ailleurs - Levure - and Co, oui, Sabine donc, Angèle, toujours, Nathalie R, Rodica, Aurélia, Cristina, André, Sophie L, Françoise, Laurence (s), Nathalie O, Nathalie T, Moon, Georges, Estelle, Agnès, Luigia, Véronique, Eric, Sophie B, Cristian, Sanda, Isabelle, Florence (s), Christophe (s), Martine, Lise, Fabrice, Li, Nicole, Yves-Jacques, Myriam, Brigitte, Pascal, Anne, Jerôme, Nimrod, Roselyne, Ana, Cécile, Eric, Jeanne, Benoit....J'en oublie, dans le fait de les citer, mais pas dans ma joie de penser à tous ce soir.

Une pensée pour Elizabeth, qui par sa grâce, m'a remise au piano. Je vous mets plus bas l'une de ses interprétations. 

Passez une très belle fin de soirée & d'année, que ce soit dans le champagne, dans la Mort Subite à la cerise -- comme moi !--, dans l'écriture, dans le recueillement, auprès d'un bon repas, au cinéma, que sais-je, mais en joie oui, je l'espère, et à l'année prochaine, toute proche !

 

 

 

 

 

31 décembre

 

 

 

 

Et pour la touche poétique, un extrait d'Autoportrait à l'aimée.

le cimetière des vertus







corps gelé sans plus de force qu'un faon traqué au fond des forêts émeraude
chair asservie au vent d'hivers glaçant la lame de l'émotion aussi fragile
qu'un oiseau malade à la traverse grisâtre des villes. ce qui pleure du
corps âme morcelée par le tir des roquettes à la mort scellés, errent les
gamins de sang et d'or, dont on perçoit : l'étincelle n'arrime plus le
regard vide vide étouffé par l' inqualifiable, le mot absurde se périme
perd son sens devant : cruauté devant : bassesse. corps âme songe
sentiment chemin cendre s'embrassant passionnément s'étranglent de
sanglots. quand t'ai-je vue depuis toujours une musique s'impatiente
vibre et se mêle à l'espace clair étrange rose orange. ni borne ni frontière
ni homme, car le désert les envahit ils ne sont plus que sable ou aile de
prières. tes sables mouvants ah quelle mouvance-là au creux des
tempes la zéphire lassitude de n'être rien qu'une proie. Ô fondre à être
ta proie au cou de ton bonheur léger certains déclament à trop croire
qu'on puisse adoucir un trop-plein fantastique avec trois vers six pieds. et
pourtant, n'est ce le désordre des choses que la cohorte de ces vanités,
comme tant de pèlerinages vains, de corps du Christ fondant sous les lèvres
affamées de spiritualité, bouches ouvertes au tirs de tout mot le sniper
dans les dos communie. l'allée froide de l'hypocrisie sous le chant du
choeur. dans les rues de Venise j'entends encore ce frou frou de gondoles
rejoignant San Margharita à Tel Aviv je pleure la femme d'Israël l'enfant
inanimé de Gaza à Salzburg les pas de Wolfgang dans la nuit à Berlin
ma peur devant ce Jésus noir sur la croix de la Gedächtniskirche.
en moi je t'entends m'énumérer les autres et le silence nôtre. je t'entends
accepter ce bout de chemin nu, le malheur à ne pas être de ce monde. as tu
confiance quand s'ouvre à toi une Lady Chatterley d'orge et de feuilles. tu
dis nous parlerons mais tu n'appelles plus. d'ailleurs c'est moi qui
t'appelais de mon amour. qui veut prendre qui dans ses bras du bout des
yeux, qui, quel est né pour aimer, quel, pour détruire. ces amants ces amies
s'embrassant désastres du passé encore si poignants de trop de présence
lâchez-moi ne peuvent ils ne peuvent elles impudiques de vérité me
donner l'oubli simple de leurs noms. chanter simplement vivre du bout
d'un monde qui se clôt plus de noms rien qu'un corps à corps avec le vide
que ne gèle jamais l'herbe fine aux fleurs blanches où repose l'âme
germinante Ô mien jardin des mots entends tu oui tu l'as fait mon
appel primitif et sauvage et de force stellaire je l'aime lucide et
pâlissante d'être qui pâlit jusqu'à se confondre, dans la masse à nouveau

31 décembre
Tag(s) : #Fragments & Carnets, #Feuillets, #Le journal imaginaire

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