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Mon dieu

que tout est morne

noir et mesurable

 

Morne

et révolu

 

Quels sont ces mots d'enfer

bouches si monstrueuses

que la terre s'échappe

d'elle-même meurtrie

 

 

Sidérée à tel point je me casse

me brise en deux en mille parts

Je ne cherche plus de liant

je reste mosaïque

je veux casser paisiblement

en fragments de mots épars

en faims d'amour

filles

du désir et du hasard

 

La forfaiture seule brise le silence

Les mondes parallèles ne sont que politiques

Et les yeux de l'art reniflent

leur chemin bien-pensant

Plus de mots plus de doigts plus d'osmoses liquides

Plus de ces vêtements d'or noir plus de chairs de méfaits

 

Seul quelque voyage se répand dans un livre

Un piano sans queue semble apaiser l'orage

Rainer prie pour que ses élégies

Lauren ne me regarde plus

Franz sombre dans la nuit sans feux

Je les prends dans mes bras et je ris avec eux

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Le journal imaginaire

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