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5 août

5 août

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(à la Tarkos)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les plaines de grande solitude 

Le ciel ordonne ses chevaux de brume

Poussés par le vent sur le ventre en désir 

Un vallon sans soldat ni sans mort ni sans mot 

 

 

 

et des pas mille feuilles de pas feuilles écloses ou pas

des pas épars des pas perdus dans d'autres pas d'autres trouées d'autres verdures échouées

des requiem entiers de pas maladroits pas assurés mal ajustés ne pas regarder le passé dans ses pas

pas de reines pas de rois des troubadours en marche des passants ? non des veilleurs

des passeurs

de pauvres pas des pas de l'art des flèches d'arc des rais de ciel

écoutez écoutez la musique de toutes ces empreintes de désert

des passages de la douleur – comme elle peut m'étreindre!

des passages à gué où le soleil radieux nous baigne de chaleur

des passages d'infinie douceur où nous perdons notre âme – traversés

que nous sommes de tous les pas d'enfants qui marchent en nous vers la mort

tous les pas à venir les pas à pas les pas de deux – de moi à toi je ne sais pas

de toi à moi oui pour une fois je demande l'amour à genou sous mes pas intranquilles

pas des champs pas des villes écoutez la musique de mes mains mains ouvertes paumes sises

poignets souples et lents à la mesure de leur miséricorde

écoutez les cordes de mes pas qui chancèlent vibrent pas de cordes funambules de pas

somnambules regards à ces repas de pas aux tables d'amoncelles où même le chandelier chancelle

pas de mots inventés dans ces pas qui ne se résigneront pas

rebelles de pas réfutant la vie absurde des pas des pâmés crue et haute sera la sentence 

hors de ma vue hors de mes pas de mes champs de mes mains de mes paumes qui chantent

hors de mes mots , brigands de pas morts pour moi!

écoutez cette voix de tuba note à note sur le chemin du lâcher-prise

prise de tête prise de pas passes de judoka O prends moi dans tes bras

écoutez cette fleur que je jette et qui chute sur le cercueil immanent

de l'indifférence pas de mon armure lacrimosa de pas robes de parade

écharpes de cascades

écoutez comme je froisse tous les pas toutes les mains tous les linceuils comme je pétris

les pas de dieu les pas des anges les pas de glaise dans votre silhouette de géante

 

 

 

Sur les chants de grande solitude

Une cavalière de brume repousse la guerre

Dans les ordres du vent et sans mort et sans mot

Offre au ciel mon ventre sans désir