25 août

 

 

 

5 août

 

 

 

 

Le morcellement de la beauté

donne à voir d'autres visages

 

Il faut se taire parfois

pour que flamboie

le silence

 

 

 

 

 

6 août

 

 

 

 

Si jamais votre corps

un jour

est une île

Qu'à lui seul toutes ses rives

suffisent

à l'amour qui s'échoue

 

Vagues voyantes dont nous sommes écume

Sel de votre regard qui porte nos pensées légères

A l'onde de votre coeur multiple

allons sirènes écouter le vent las

de ne plus marcher avec vous

 

 

 

 

 

 

14 août ( famine)

 

 

 

 

Faire la paix avec son visage

resté vierge de baisers

affamé et transparent visage

La musique traverse son ventre de

son apaisement

Est-ce la faim qui la serre ou

ce qui n'a jamais été

 

Le rêve devait la nourrir,

elle est si décharnée

Elle loge dans ces creux

Il lui reste deux orbites

qu'elle peut encore consteller

 

 

 

 

15 août

 

 

Le bleu

vitrail

derrière le noir

fluorescent

comme âme qui passe

qui transparaît

Bleu, irréelle

 

 

La noirceur est belle

poison noir profond

elle s'accroche aux branches de bleu

mosaïque de ciel et de cieux

aux trouées de ce pur

pour lequel elle respire

ses larmes

Noir à peine

 

 

 

 

Un infime paysage

les sépare

 

 

 

Elle, d'elle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Le journal imaginaire

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