Autoportrait

Autoportrait

 

 

 

 

me voilà

les voilà

je vous attends

n’attends que vous

crinières

dorures de vent

parsifals et chevaliers blancs

nymphes au goût de rose           de vin de noix

et vous, chimères de mes amours

dans votre silhouette de géant

robe amazone

et vos pas si moulants

je m’allonge verticale

dans vos voiles

le baiser magique

et les révélations balbutient

l’instable des instants

 

je me dévaste à vous si proche si lointaine

les consolations           sous mes doigts       courbures égéennes

dussé-je prononcer moi-même

de mes yeux

l’aveuglement

comme jamais à vous je m’abandonne

et jamais est un vaste port 

 

 

vous voici donc

cavaliers calmes et adroits

vous m’apparaissez si fidèles

et pensifs à la fois

prenez moi

portons

l’amour vers les pelotons

d’exécution

allons embrasser les morts

et leurs bourreaux allons

car c’est fous d’amour que nous pardonnerons

 

 

 

il se pourra que mon visage

sera de naître

dans le jardin

des filles-fleurs

 

 

innocence au coeur pur           assise à vos pieds 

 

dormante à l’unisson              entre lame et

 cri

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Le journal imaginaire

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