2 novembre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Dans la candeur splendide d'une nuit encore inconnue, j'effleure le territoire de cette peau ambrée aux parfums de marines, voyagent mes lèvres assoifées de femme mes mains luxuriantes

     A l'aube se lève un chant de camélias sur le désespoir de nos corps qui, s'étant dévorés de la nuit, glissent dans l'oubli

     Les persiennes trient les premiers rais solaires sur l'engourdissement des âmes ; je te demande pardon de t'avoir trop aimée et d'un baiser tu me souris

    Tout est neuf de ce matin abyssal, le feu intense et rouge dans les profondes heures, et le pâle passé. Le lit semble un radeau qui sauve de l'exil et nos yeux enlacés, une majestueuse chute sur un lac qui scintille.

 

 

 

 

 

 

Martine Cros

 

 

 

 

Tag(s) : #Fragments & Carnets

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