D'après Giampietrino, Le Christ au roseau, XVI e. s., Musée Magnin, Dijon (détail)

D'après Giampietrino, Le Christ au roseau, XVI e. s., Musée Magnin, Dijon (détail)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dans la pâleur égarée . mettre en notes la voix calme et soudaine .

soi-même sculpté dans ce qui s'est soi-disant 

éteint de la roche d'un volcan

 

 

 

à moment donné ne plus faire autrement

que partir

de soi . 

 

à moment donné les démons doivent dire

et les dragons cracher 

les lieux

où il fut impossible de s'abandonner .

 

 

 

au chaos d'avouer qu'il a perdu .

dans un regard peut être 

 

 

près de l'autre tout est extrême . trop extrêmement soi .

qu'à espérer se cherche un synonyme . est-ce vraiment : partir

 

réparer des battants de portes de la vie d'avant avec des clés perdues 

peindre avec des mots de brume : cela ne sonne pas faux

c'est juste à côté de ce qui est authentique .

 

 

pas besoin de majuscule

pour noter le fil ténu qui va de l'aube au crépuscule

ni l'accroc dans la trame du temps .

 

 

 

à moment donné viens danser avec ses gestes

maladroits

à moment , donne-lui l'ampleur d'une forêt de vent

vierge de tout nouveau sévice nouveau rêve

 

à moment .

 

donnée la lumière vient sur les clairières

du corps aux racines sectionnées . 

viens le reboiser 

 

 

reste l'ombre sous peine de la blessure d'un ciel

trop bleu . à sonder l'intelligible nuit qui ne dort pas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Martine Cros

28 octobre 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Fragments & Carnets

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